Ensemble, au printemps 2006, nous avons gagné sur le C.P.E. Le gouvernement et le patronat voulaient privatiser G.D.F et faire fusionner Suez et G.D.F: Ils ont échoué. Dans de nombreuses entreprises des salariés avec leurs syndicats ont arraché des augmentations de salaires.
L'enjeu n'est pas uniquement de se défendre, mais de gagner sur nos propositions, gagner sur nos revendications. Qui d'autre qu'une organisation syndicale peut sur le lieu de travail rassembler et défendre les revendications des salariés et faire reculer les exigences insensées du patronat?
Si nous ne voulons pas subir, nous devons agir. Ensemble prenons notre avenir en main. Oui, il faut du courage, mais plus nous serons nombreux plus ce sera facile. Résolument, avec le syndicat il faut briser ce cercle vicieux qui oppose les salariés entre eux, qui les isole, les divise et individualise.
Une chose est certaine: Là où le syndicat n'existe pas, il n'y a rien et c'est souvent le règne de l'arbitraire. Là où le syndicat existe il y a l'outil pour imposer la négociation collective et la prise en compte des revendications.
Le rapport salarié / employeur est un rapport inégalitaire. C'est le pot de terre contre le pot de fer. C'est pour ces raisons que les syndicats sont reconnus par la loi et que le code du travail existe. Je vous le demande au nom de l'intérêt collectif de tous les salariés, au nom de l'intérêt individuel de chaque salarié: Ne remettez pas à demain la décision.
En France adhérer à un syndicat est un acte libre. C'est en même temps absolument indispensable pour les salariés. Ils sont de plus en plus nombreux à exprimer leur mécontentement. Ce n'est cependant pas suffisant. Il faut des actes forts.
Surmonter ses appréhensions, voire sa peur, est déjà une belle victoire. Ce choix permet de faire respecter ses droits, en gagner de nouveaux, de s'exprimer, de redresser la tête. C'est en même temps un acte simple et naturel de solidarité.
Je tiens à saluer les nouveaux syndiqués C.G.T de l'année 2006 et de ce début d'année 2007 et à remercier celles et ceux qui font confiance à la C.G.T dans les élections professionnelles.
J'invite les jeunes, les femmes, les salariés de notre département à apporter leur pierre, à faire bouger les choses.